Tête plongée dans les WC : le témoignage choc de Mabio déclenche une réponse forte au Togo

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Violences conjugales : après les révélations de Mabio, Stanlux Obami lance des formations gratuites de self-défense à Lomé

Par la rédaction la Nationalienne.com

Une onde de choc traverse actuellement les réseaux sociaux ouest-africains. En cause, les déclarations troublantes de l’influenceuse ivoirienne Mabio, qui affirme avoir subi des violences conjugales d’une rare brutalité de la part de son ex-compagnon. Parmi les faits évoqués, des actes humiliants et violents qui ont profondément ému l’opinion publique, ravivant le débat sur les violences faites aux femmes dans nos sociétés.

Dans ce contexte particulièrement sensible, une initiative togolaise attire l’attention par son caractère concret et engagé. Komi Afélété BADA, plus connu sous le nom de Stanlux Obami, artiste de la chanson togolaise sacré meilleur artiste traditionnel masculin aux Kora Awards et chef d’entreprise, a pris position en faveur des victimes.

Dans une déclaration officielle, il annonce :
« J’offre des entraînements de self-défense gratuits chez Nanabenz Security Agency SARL U à toutes les femmes victimes de violences dans leur foyer. »

Une prise de parole forte, qui s’accompagne d’une action immédiate. Les séances de formation se tiendront chaque mercredi et samedi au siège de l’agence, situé à Agoè Cacaveli, un quartier dynamique de Lomé. L’objectif : permettre aux femmes de se défendre, mais aussi de retrouver confiance en elles dans un environnement sécurisé et encadré.

Au cœur de cette initiative se trouve Nanabenz Security Agency SARL U, une structure pionnière qui se distingue comme la première agence de sécurité 100 % féminine au Togo. Connue pour son professionnalisme et son approche innovante, l’agence incarne déjà une forme d’émancipation dans un secteur historiquement dominé par les hommes.

Au-delà de la simple formation physique, cette démarche s’inscrit dans une dynamique plus large de sensibilisation et d’autonomisation des femmes. Dans un contexte où les violences conjugales restent souvent silencieuses, voire banalisées, offrir des outils de défense personnelle apparaît comme une réponse pragmatique, bien que complémentaire aux dispositifs juridiques et sociaux encore insuffisants.

Pour de nombreux observateurs, cette initiative pourrait marquer un tournant. Elle illustre le rôle croissant que peuvent jouer les personnalités publiques dans la lutte contre les violences basées sur le genre, en allant au-delà des discours pour proposer des solutions concrètes.

À Lomé comme ailleurs, la mobilisation s’organise. Et si le chemin reste long, des actions comme celle de Stanlux Obami rappellent qu’au cœur de l’indignation peut naître une volonté d’agir — et peut-être, d’inspirer un changement durable.


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